Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : TOUJOURS DU NOUVEAU RIEN QUE POUR VOUS !
  • TOUJOURS DU NOUVEAU RIEN QUE POUR VOUS !
  • : Je mets constamment mon blog à jour pour vous satisfaire au mieux. Je réponds personnellement a tout commentaire qui m'est transmis par la rubrique en bas de chaque article. Je réponds aussi à tout message que vous envoyez par le CONTACT tout en bas de page. Je vous souhaite bon plaisir !
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens

9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 05:53

BMW ? Même pas peur d’Audi

Dominique Simonet

Mis en ligne le 21/01/2012

VIDEO Le responsable ventes et marketing de la marque était à Bruxelles vendredi. Ian Robertson explique le futur du groupe allemand et son positionnement.

Ce n’est pas tous les jours qu’un ponte d’une grande entreprise automobile passe au Salon de Bruxelles. Journalistes et hauts responsables vont à Detroit et Genève, tandis qu’ici, comme Ian Robertson le dit lui-même, l’on vient essentiellement pour acheter des voitures. Cela tombe bien, membre de la direction, il est responsable des ventes et du marketing chez BMW. L’occasion rêvée de faire le point sur la stratégie du premier groupe mondial d’automobile haut de gamme.

Ce statut, BMW l’a une nouvelle fois tenu en 2011, avec 1,67 million d’autos vendues, en hausse de 14,2 %. Il s’agit là des résultats du groupe, incluant Mini et Rolls-Royce. La marque BMW seule a vendu 1,38 million de voitures (+12,8%) devant Audi (1,30 million, +19,2 %) et Mercedes-Benz (1,26 million (+8%). On le voit, les trois marques allemandes, leader du haut de gamme, sont en progression, certaines plus que d’autres : Audi fait le forcing et, après avoir dépassé Mercedes, entend se payer le scalp de la marque munichoise.

Ce n’est pas gagné. D’un point de vue produit, BMW revendique "la plus jeune flotte en moyenne". Avec pour preuve les nouvelles séries 1 et 6 et, entre les deux, une série 3 flambant neuve. Modèle le plus vendu de la marque, il porte beaucoup d’espoirs pour les années à venir. Ian Robertson insiste sur cette refonte réalisée "pendant les temps difficiles", entendez la crise de 2008, et sur"un processus de fabrication très flexible. Quand le marché bouge, nous réagissons vraiment très vite".

Preuve en est le site américain du groupe, Spartanburg, en Caroline du Sud : il a augmenté sa production de 73 % l’an dernier, à 276065 véhicules, pour s’adapter à la croissance de la demande américaine et mondiale des SUV X3, 5 et 6 assemblés là-bas. Et ce n’est pas fini. Ian Robertson confirme l’investissement de 900 millions de dollars, afin de faire passer la capacité de production à 350000 véhicules d’ici 2014, histoire d’accueilllir un petit nouveau, le X4, un SUV coupé façon X6.

L’an dernier, les Etats-Unis ont d’ailleurs été un champ de bataille privilégié entre les marques premium. BMW l’a finalement emporté, à raison de 247907 voitures (+12,6%) face à Mercedes-Benz (245 231 véhicules, +13,3 %) et Lexus (198552 véhicules, en chute de 13 %). Ian Robertson attend à nouveau beaucoup du marché américain cette année. Si l’Europe évolue en sens divers, avec un Sud nettement à la traîne, l’Asie devrait être à nouveau porteuse. L’on pense bien sûr à la Chine, où le groupe bavarois va bientôt faire tourner sa deuxième usine, mais Ian Robertson insiste sur le fait que la croissance asiatique n’est pas due à cette seule Chine : le Japon se comporte bien malgré la catastrophe, et la Corée a fait des résultats "exceptionnels".

Etats-Unis et Asie restent attachés à des véhicules grands et puissants, ceux sur lesquels frappe le nouveau système belge de taxation. A cet égard, Ian Robertson pense qu’ "un client de série 5 ne va pas acheter une série 3, mais opter pour un moteur plus petit. Et là, nous sommes armés avec les bons produits."Dans la stratégie du groupe, l’ancien patron de Rolls-Royce revient sur la future plateforme UKL, plus petite que celle de la série 1. Partagée entre BMW et Mini, traction et non plus propulsion, elle devrait porter jusqu’à dix nouveaux modèles à l’avenir.

Cet avenir, le patron des ventes et du marketing le voit aussi dans l’amélioration des moteurs classiques à carburant fossile, dans l’hybride rechargeable et dans la voiture électrique, pour laquelle BMW crée une sous-marque, "i". Constatant que pas grand-chose n’avait changé dans le domaine de l’électricité, Ian Robertson prédit, "dans un temps relativement court", une nouvelle génération de batteries ayant "jusqu’à 4 fois plus de capacité. La gestion de cette nouvelle capacité énergétique est le prochain défi".

Et la concurrence pressante d’Audi ? "Chez BMW, l’on ne va pas acheter des parts de marché. Nous sommes clairement une marque premium, et c’est ainsi que nous concevons nos produits", allusion à l’utilisation, par Audi, de nombreux composants VW Insistant sur son indépendance, Ian Robertson estime que le groupe doit "se concentrer sur ce qu’il sait faire, et pas sur ce que la concurrence ferait". Après ça, la compétition, c’est toujours "intéressant"

Partager cet article

Repost 0
Published by pierre - dans Automobiles
commenter cet article

commentaires