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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 05:06

Jean-Luc Baron, chirurgien esthétique à Montpellier, répond aux nombreuses questions que posent la mort d'Edwige, porteuse de prothèses mammaires PIP, défectueuses.

Une opération de chirurgie esthétique
Une opération de chirurgie esthétique SIPA/BANOS/TPH

France-Soir. Avez-vous implanté des prothèses mammaires PIP?

Jean-Luc Baron. J'ai implanté ce type de prothèses mammaires à une dizaine de patientes entre 2005 et 2006. J'ai arrêté de me fournir dans ce laboratoire quand j'ai vu poindre des problèmes. Sur les forums, il y avait des témoignages sur des ruptures d'implants. Au moment où l'affaire a éclaté, nous avons recontacté les patientes concernées. L'une d'elle avait une vraie rupture d'implants. Nous avons retiré les prothèses de celles qui le souhaitaient.

DANGER-copie-2.JPG

F.-S. Pourquoi avez-vous fait appel à ce laboratoire?

J.-L. B. Je m'étais fourni chez eux en 1993 car ils étaient les premiers à faire les hydrogels au moment où le moratoire est tombé sur l'interdiction d'utilisation du silicone. L'hydrogel était inoffensif et d'ailleurs on continue à le commercialiser. Mais, dès 1993, il y a eu des ruptures donc j'ai arrêté de travailler avec eux. Puis, en 2001, l'autorisation a été donnée d'utiliser de nouveau le silicone en chirurgie esthétique. Nous étions alors autorisés à travailler avec deux entreprises américaines qui étaient aux normes. Ce laboratoire a fraudé puisqu'il a introduit des silicones qui n'étaient pas normés et surtout pas conçus pour le corps humain. Moi je l'ai choisi car c'était un laboratoire français et qui plus est de la région (Toulon). Et puis j'avais visité leur usine. C'est la raison pour laquelle j'ai retravaillé avec eux.

F.-S. Craignez-vous d'autres cas de ce genre?

J.-L. B. C'est un cas exceptionnel. Nous avons des difficultés à remonter aux origines de la fraude et c'est cela qui est inquiétant car ce laboratoire a été utilisé pour la reconstruction mammaire en cas de cancer du sein. Un nombre important de prothèses PIP a été posé, il y a donc beaucoup de patientes porteuses de prothèses de ce type. En 1992, lorsque le silicone a été interdit, nous nous étions posé les mêmes questions car il y avait des cas de polyarthritesDes études aux Etats-Unis ont démontré par la suite qu'il n'y avait aucun lien. Aujourd'hui, le lien n'a pas encore été établi entre le cancer de cette femme et son implant percé. La prudence est encore de mise.

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Published by pierre - dans SANTE
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