L’idée nous vient des pays nordiques et de la Grande-Bretagne. Elle connaît déjà un certain succès aux Pays-Bas, mais vient juste de débarquer en Flandre. C’est le QR code mortuaire.

Déjà omniprésent dans la presse, sur les affiches, les dépliants publicitaires, etc., ce nouveau genre de code-barres est apposé sur la tombe, ou même gravé dans la pierre tombale, et peut être scanné par un smartphone.

«L’idée est de donner une plus-value à la tombe et de permettre au public de laisser un message à la famille», indique le responsable de la société Kamo, fabricant de monuments funéraires, qui a placé un premier QR code il y a une semaine sur la tombe d’un homme décédé en mars dernier. Via ce QR code, chacun peut consulter un site web consacré au défunt. Dans le cas Jo Deschuytter, premier défunt belge détenteur d’un QR code, on découvre ainsi sur le site web le mot d’hommage de la famille, un article de presse consacré à cet homme connu dans le milieu du rallye, un mot de son épouse, une adresse e-mail pour laisser un message et même une série de photos familiales…

Impudique? Chacun jugera, mais la société Kamo précise qu’elle ne se charge que de la réalisation du site web. Son contenu étant alimenté par la famille du défunt.

Que ce soit la famille ou le futur défunt, chacun décide de ce à quoi il donne accès via le QR code qui sera placé sur sa tome : photo, vidéo, lien vers une page Facebook,… Tout est possible. Le prix de cette vie virtuelle? À partir de 75 € pour un QR code gravé sur une plaque en inox.

En Wallonie aussi le QR code tombal pourrait aussi faire son apparition. La société Granit Lucas étudie un projet en ce sens. «Mais nous n’en sommes encore qu’au stade de la réflexion. Notamment sur les implications juridiques liées à la confidentialité des informations qui seront accessibles à tous via ce QR code », indique Jean Teirlynck, le directeur de la société de Braine-le-Comte. Les communes qui ont déjà été contactées concernant le projet ne s’y opposent pas, mais souhaite ainsi que le cahier des charges du monument funéraire stipule clairement le type d’informations qui seront accessibles via le QR code lié.

«Se pose aussi la question de savoir qui sera habilité à rédiger le contenu du site, note Jean Teirlynck. En principe, cela doit être le propriétaire de la concession. Ce qui pourrait aussi poser des problèmes si tout le monde n’est pas d’accord dans la famille du défunt.»

Le QR code pour le commun des mortels wallons n’est donc pas pour tout de suite. Par contre, la proposition de la société Granit Lucas d’en apposer sur des monuments funéraires de personnalités historiques est actuellement étudiée par plusieurs collèges de communes wallonnes. Le prélude à la résurrection virtuelle de défunts wallons célèbres.

ex Lavenir

 

NOTE IMPORTANTE A VOTRE SERVICE:

 

Recevez automatiquement et gratuitement un message dès que je publie un nouvel article et soyez  ainsi le premier à être averti de sa mise en ligne, sans jamais recevoir ni publicité ni spam.

 

Indiquez simplement votre adresse mail dans la case sous la rubrique NEWSLETTER en bas de l'article, comme illustré ci-dessous. Vous pourrez vous désabonner dès que vous le souhaiteriez.

 

Je vous souhaite une très agréable lecture !

 

N'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires, j'y réponds toujours par retour !

 

Newsletter

Inscription à la newsletter