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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 14:50

 

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"On ne peut pas faire ma piqûre, les clowns ne sont pas là !" s'exclame Mathieu, cinq ans. "Faites rire mon papa !" demande Fanny, six ans. Ces deux enfants sont cités en ouverture du très beau livre*, largement illustré, que Bernard Mathieu et le photographe Jacques Grison viennent de consacrer à cette association qui fête cette année son vingtième anniversaire. Ils se sont glissés dans les pas des clowns, arpentant les services de pédiatrie de nombreux hôpitaux pendant des mois. Ils ont ainsi recueilli des dizaines de témoignages d'enfants, de parents, d'infirmières, de médecins et de clowns. Ils montrent bien que, si l'hospitalisation est une période traumatisante, le rire ne doit pas en être exclu. Surtout pas.

Cette formidable épopée n'aurait jamais existé sans l'énergie et la motivation de Caroline Simonds, alias Docteur Girafe. Dès son enfance, cette Américaine avait deux ambitions : vivre en France et devenir médecin. "Je suis depuis toujours dans la réparation de l'enfance", précise-t-elle. "Mon arrière-grand-mère venait de Roumanie, où elle avait subi des pogroms d'une grande violence et mon grand-père était médecin." Après un stage éprouvant comme aide-soignante dans un service de grands brûlés à l'hôpital de Philadelphie et le décès d'un vieux monsieur auquel elle était très attachée, Caroline quitte la médecine pour le théâtre. Et revient à Paris. Elle joue dans la rue pendant dix ans, retourne aux États-Unis, où elle accepte d'être déguisée en dinde pour le Thanksgiving d'enfants hospitalisés. C'est dans le Bronx qu'a commencé l'histoire du Rire médecin...

CLOWN.JPG

Cosmonaute

À son - nouveau - retour en France, Caroline Simonds doit convaincre des chefs de service de la laisser se balader dans leurs couloirs et entrer dans les chambres pour distraire les enfants, même - et surtout - pendant les soins. Parmi eux, le professeur Alain Fischer, chef du service d'immunologie et d'hématologie pédiatrique à l'hôpital Necker-Enfants malades (Paris), qui témoigne dans le livre. "Les clowns participent à la prise en charge de la dimension humaine des jeunes malades", explique-t-il. "Ils détournent leur attention, ils détournent l'anxiété, l'angoisse naturelle générée par la maladie, ne serait-ce qu'un instant. (...) Quand l'enfant joue avec les clowns, il n'est plus à l'hôpital. (...) C'est la même chose avec les parents."

Une journée passée avec le Docteur Basket et Osseïn, au service de pédiatrie oncologique de l'Institut GustaveèRoussy à Villejuif, prouve bien qu'être clown à l'hôpital est souvent difficile. Il faut accompagner les enfants dont l'état de santé s'aggrave parfois, les distraire sans les fatiguer, subir les chocs émotionnels avec l'équipe soignante, se déguiser en cosmonaute pour entrer dans la chambre stérile d'un petit malade en attente d'une greffe de moelle osseuse et se faire complice avec des parents qui n'ont pas le coeur à sourire...

Guy Lafrance, clown référent à l'hôpital Robert-Debré à Paris, a choisi de se construire une image de "clown capitaliste", parce qu'il n'y en avait pas. "Les clowns sont tous pauvres, malheureux..., alors j'ai joué à celui qui brassait beaucoup d'argent, de l'argent chinois, parce que c'était l'avenir !" raconte cet homme connu sous le nom de Professeur Reblochon. Et pourtant, lui comme les autres clowns ne cachent pas combien leur métier est parfois dur et déprimant. Même s'ils font toujours tout pour que le spectacle continue.

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* Nez rouges, blouses blanches, éditions Le rire médecin / Les Impressions Nouvelles, 208 pages, 29,90 euros

 

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Published by pierre - dans SANTE
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