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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 03:46

 

Les chiffres officiels de l'affluence de cette 64ème édition 2012 des 24 Heures de Spa donnent 53 000 personnes présentes dans les Ardennes belges pour assister au doublé des Audi R8 LMS ultra. Le constructeur allemand a été le seul à mettre réellement les moyens pour tenter la passe de deux. En face, pas de BMW officielles, ni de Mercedes, Porsche, Ferrari, McLaren ou encore Aston Martin. Pourtant, l'un des pilotes BMW nous confiait avant le départ que BMW Motorsport était bien présent, même si cette présence s'est faite discrète. En même temps, est-ce le but que les constructeurs viennent chasser sur les terres de la classe Pro-Am Cup, présente en masse en Blancpain Endurance Series. En même temps, beaucoup se plaignent que les constructeurs ne s'investissent pas assez en Endurance et quand l'un d'entre eux vient, les reproches fusent. On ne pourra jamais contenter tout le monde.

 

Audi le favori gagnant... confirme les pronostics.

L'armada Audi était bien présente, on ne peut pas le nier, avec pas moins de cinq R8 LMS ultra alignées en Pro-Cup. Au final, Audi a gardé le trophée décroché l'année passée, la marque allemande étant la première à réaliser le hat-trick Le Mans, Nürburgring et Spa la même année. Trois des cinq R8 LMS ultra ont vu l'arrivée. René Rast, Andrea Piccini et Frank Stippler n'ont pas ménagé leurs efforts, le trio n'hésitant pas à dire qu'il fallait que ce soit une Audi qui gagne, et peu importe laquelle. Déjà bien à son aise au volant d'une Porsche en Supercup, René Rast a montré si besoin en était qu'il faisait partie des bons pilotes GT. Frank Stippler a lui remporté sa seconde course de 24 Heures de l'année après son succès sur la Nordschleife en mai. Quant à Andrea Piccini, il fait toujours partie des valeurs sûres. C'est donc le Phoenix Racing d'Ernst Moser qui succède au team WRT de Vincent Vosse. La seconde auto de l'équipe allemande a vite perdu toute chance de victoire avec l'équipage star Kristensen/Fässler/Lotterer. Avec 12 victoires mancelles à eux trois, l'équipage avait de quoi jouer les stars, mais c'est sans connaître Tom, Marcel et André qui ont rempli parfaitement leur mission avec des relais de haute volée. L'octuple vainqueur des 24 Heures du Mans s'est déclaré ravi de l'expérience et ses deux compères ont eux aussi enchaîné les tours rapides après la demi-heure perdue samedi en fin d'après-midi. Sans ce stupide accrochage avec une McLaren MP4-12C à l'entrée de la voie des stands, il est clair que cette R8 LMS ultra avait son mot à dire pour la victoire. C'est lorsque Adam Christodoulou a donné un brusque coup de volant en voulant emprunter tardivement la voie des stands alors qu'André Lotterer était déjà sur la bonne ligne pour y entrer, que la #6 a été harponnée par l'auto du Lapidus Racing. Il a fallu changer une partie de l'avant de l'Audi, alors que le pilote McLaren était exclu de la course. Certes, le pilote McLaren a commis une grosse bourde, mais de là à l'exclure... Qu'en aurait-il été si ce même pilote avait touché une Cup et non une Audi officielle ? André Lotterrer a juste regretté que cette entrée de pitlane soit mal placée.

 

En fin de course, la #1 était déjà prête à repartir après un ravitaillement alors que le préposé aux roues était encore sur la zone de travail, et aucune pénalité n'a été donnée. Chez WRT, Stéphane Ortelli a roulé tel un métronome au volant la #1, alors que ses coéquipiers ont été mis sous pression dans les dernières heures en commettant chacun une erreur. Tout s'est joué sur la stratégie avec en prime une crevaison lente dans les dernières encablures alors qu'elle luttait roues dans roues avec la #16 de tête, sachant que la règle des 65 minutes n'aura pas aidé Stéphane Ortelli. Les troupes de Vincent Vosse ont perdu leur deuxième voiture alors qu'elle luttait pour le podium, suite à une grosse sortie d'Edward Sandström dans le Raidillon.

 

Quant à la cinquième Audi R8 LMS ultra, elle n'a malheureusement pas ralliée l'arrivée, la #40 abandonnant sur accident. Pourtant, le Saintéloc Racing peut être très fier de sa performance et de ses pilotes. Filipe Albuquerque a joué son rôle de capitaine de route, sans oublier la très belle pointe de vitesse de ses coéquipiers Dino Lunardi et Grégory Guilvert. Longtemps dans le quinté de tête, l'équipage du Saintéloc Racing a réussi de la plus belle des façons son entrée en Endurance.

 

BMW placé...

On savait avant le départ que la seule marque à pouvoir contrer Audi à la régulière était BMW. Sans la présence de pilotes officiels, Vita4One Racing Team, Marc VDS Racing Team et DB Motorsport avaient la lourde tâche de représenter les couleurs BMW. Kechele/Franchi/Lauda n'ont pas démérité chez Michael Bartels et le local Greg Franchi monte sur le podium pour la deuxième fois d'affilée. La #66 s'est montrée menaçante, mais pas suffisamment pour l'emporter. Même constat chez DB Motorsport avec l'équipage Lémeret/den Boer/van Hooydonck qui a bien figuré avant une sortie fatale. La seule à avoir donné quelques sueurs froides au Dr Ullrich a été la Z4 GT3 du Marc VDS Racing Team. Déçue de ne pas avoir pris part à la Superpole, l'écurie basée à Gosselies a dominé les Audi durant le premier quart de course, avec un Maxime Martin une nouvelle fois flamboyant. Le Belge a dynamité la course avec des relais de folie le samedi soir sous la pluie. Personne n'était capable de tenir son rythme avec un total de plus de 12 heures passés dans le baquet. L'objectif de l'équipe était de prendre un maximum de points au championnat et une pénalité (guère justifiée) en essais pour non respect des lignes de course a changé la donne, si bien que Markus Palttala n'a pris le volant qu'à l'issue de la 12ème heure afin de marquer un maximum de points. C'est donc le duo Martin/Leinders qui a assuré jusqu'au milieu de la nuit. Après sa belle tenue au Nürburgring, le Marc VDS Racing Team a une nouvelle fois prouvé qu'il était un team digne de représenter officiellement un constructeur. Pour en revenir à Martin, on espère qu'il sera repéré par un constructeur, et on pourrait bien le voir en DTM, toujours chez BMW. Si tel devait être le cas, on espère qu'il pourra poursuivre en GT, avec pourquoi pas la future Z4 GT3+ que l'on devrait voir en GTE. Manque de chance en revanche pour la Z4 sœur de Longin/Moser/Hezemans, vite retardée par la casse de la pédale d'accélérateur.

 

Une prestation honorable pour les McLaren...

Les mauvaises langues diront que sur les neuf McLaren MP4-12C au départ, seules deux sont à l'arrivée, ce qui en fait un échec. Nous ne serons pas aussi affirmatifs quand on sait d'où vient McLaren. Souvent critiquée depuis ses débuts, la GT3 britannique se comporte tout de même de mieux en mieux, sachant que la majorité des abandons a eu lieu sur sortie de piste. Il n'y a guère que les MP4-12C du Von Ryan Racing qui ont évité les embûches. On regrettera que Nico Verdonck se soit fait littéralement harponné par l'auto du Lapidus Racing, car la #5 du Boutsen Ginion Racing partagée avec Mondron, Clarke et van de Poele tenait parfaitement la cadence des GT3 de tête, en se maintenant dans le quinté de tête. Au final, Parente/Barff/Wills/Goodwin terminent au pied du podium Pro-Am Cup.

 

Un bilan mitigé pour les Porsche...

Guère plus de chance dans le clan Porsche, même si le Haribo Racing Team s'en est le mieux sorti avec une 7ème place finale (2ème en Pro-Am Cup). Chez ProSpeed Competition, transmission et suspension ont retardé les deux 911 GT3-R. Mention bien au Pro GT by Alméras même si le résultat final ne reflète pas la prestation de l'équipe et des pilotes. Sur la #33, Antoine Leclerc s'est montré très à l'aise, avant qu'un incendie ne vienne stopper la marche en avant de l'auto partagée avec Dermont/Perera/Tuchbant. Tous les espoirs reposaient donc sur la #34 de Beltoise/Armindo/Hassid/Bervillé, mais la fin de course a donné bien des malheurs au team de Philippe Alméras , l'équipe devant changer le radiateur après une sortie. Une chose est sûre, Nicolas Armindo a réussi son entrée de la plus belle façons en Blancpain avec un relais nocturne de haute volée. La Porsche/SMG de Pla/Clément/Gache a pour sa part rendu les armes sur un embrayage récalcitrant.

 

Ferrari et AF Corse, le tandem gagnant...

En quittant le circuit spadois, Amato Ferrari avait de quoi avoir la satisfaction du travail accompli, avec une victoire en Pro-Am Cup pour Machiels/Hommerson/Bertolini/Pier Guidi, les trois premiers prenant une belle revanche sur l'édition 2011. On a même failli voir une deuxième Ferrari 458 Italia/AF Corse à la seconde place, mais Toni Vilander et ses compères ont abdiqué sur une fuite d'huile. S'il y en a un autre qui peut être satisfait, c'est bien Jérôme Policand. L'homme fort du Team SOFREV-ASP n'a pas à rougir une seconde des équipes de pointe. Stratégie sans faille et préparation des autos au cordeau sont la clé d'une belle troisième place en Pro-Am Cup pour Panis/Debard/Barthez/Moullin-Traffort et une cinquième pour Badey/Beaubelique/Goueslard/Vautier. Le Kessel Racing et Vita4One Team Italy ont connu quant à eux bien des déboires, avec une grosse sortie du coéquipier de Gosselin/Bruneau/Rostan sur la Ferrari de l'équipe suisse.

 

Aston Martin, Lamborghini et Mercedes...

On ne s'attendait pas à voir la seule Lamborghini Gallardo à l'arrivée, mais Kox/von Thurn und Taxis/Menten/Hayek ont bien figuré, tout comme la prestation d'ensemble des deux Aston Martin V12 Vantage GT3. Comme au Nürburgring, les autos ont tout de même connu des soucis de roues baladeuses. Seule celle du GPR a vu l'arrivée, avec un Bertrand Baguette tout sourire à 16 heures. Dans le clan Mercedes, les éditions se suivent et ne se ressemblent pas puisque la meilleure des SLS AMG GT3 s'est classée 11ème en Pro-Am Cup (Black Falcon). Pas mieux pour la Nissan GT-R qui a vite abdiqué.

 

Le Gentlemen Trophy a bien sa place...

En Gentlemen Trophy, la Porsche 997 GT3 Cup S/First Motorsport de van Bellingen/Redant/Fumal/Van Loo a dominé les débats (17ème au scratch), même si la Dodge Viper Competition Coupe du Bull Fight GCR lui a donné bien du fil à retordre avec Vannelet/Fontaine/Decultot/Lesoudier. Le Saintéloc Racing aura la satisfaction d'avoir terminé à la troisième place de la classe, avec P.Hirschi/Marie/Hissom/Demay. Très belle performance de la Porsche 997 Cup/Speed Lover seule auto de la classe Cup à l'arrivée. Le Pro GT by Alméras a pourtant fait la course en tête une bonne partie de la course avant un abandon sur sortie de piste de Ferté/Vaxivière/Alloin/Alloin. Jacques Alméras a à coup sûr apprécié son retour sur le muret. Dommage également pour le RMS de Bernard Jubin qui comptait bien faire la passe de deux.

 

Coups de cœur, coups de gueule et questions...

Certains trouveront à critiquer les trop nombreuses sorties de la voiture de sécurité avec un total de neutralisation supérieur à 5 heures. On répondra en disant qu'on en sort pour bien moins que ça en ALMS et que cela a le mérite de relancer la course. Dans l'ensemble, les neutralisations ont été bien gérées. On attendait 80 autos et elles n'étaient « que » 66. Ce nombre était bien suffisant et les pilotes ont été en général assez sages. Depuis 2006, les GT3 ont prouvé qu'elles étaient fiables, capables de tenir le rythme effréné des courses d'Endurance et elles seront encore mieux en 2013. Une bonne partie des abandons est due à des sorties, notamment lors des conditions de piste changeantes. Le point d'orgue de la saison Blancpain a ravi les gentlemen, et on ne compte plus les pilotes qui nous ont confié avoir progressé en roulant au sein d'un tel peloton et dans des conditions difficiles. Le promoteur a voulu jouer le jeu des structures plus ouvertes, et sur ce plan, la résultat est réussi malgré de grands panneaux devant les camions, mais les spectateurs pouvaient à loisir aller regarder les équipes travailler au niveau des stands. Ce qui est certain, c'est que les premiers tours ont fait penser à un vrai départ en vacances. A un moment où Stéphane Ratel se pose un tas de questions sur l'avenir de ces championnats, son "bébé" GT3 fonctionne bien, n'en déplaisent à ceux qui critiquent le peu d'autos en World GT. Les GT3 équipées de pneus clients tournent aussi vite que les GTE équipées de pneus confidentiels. Il va vraiment falloir se poser les bonnes questions pour le futur, mais nous en reparlerons très vite.

 

Du côté des choses à redire, on regrettera le coût de la connexion Internet de 30 euros pour les journalistes, surtout pour ne pas fonctionner tout au long de la course. Il va falloir trouver un moyen de faire arrêter de payer les médias pour venir faire la promotion d'une épreuve. On a déjà failli payer pour le WEC sur ce même circuit, mais là trop c'est trop. Un vrai rackett ! Après Monza, Barcelone ou Portimao, Spa se met à l'heure du web payant. La durée du streaming vidéo est aussi à améliorer dans une course d'une telle envergure. On peut aussi critiquer le timing de la Superpole, où le vendredi après-midi n'était certainement pas idéal. Plusieurs équipes présentes dans le Top 20 avaient décidé de ne pas jouer la pole pour ne pas prendre de risques. On regrettera également l'imbroglio de points distribués à la 6ème heure où il a fallu un moment avant de avoir quelle auto allait marquer le maximum entre Marc VDS Racing Team et WRT.

 

Pour le reste, il va falloir se poser la question de savoir si les constructeurs peuvent s'engager directement dans une telle course. En ne venant qu'à Spa, Audi Sport Team Phoenix peut fausser le championnat en marquant des points. Dans une série où la part belle est faite aux « Am », la présence directe des constructeurs en a agacé plus d'un. Il est aussi vrai que si BMW Motorsport était venu avec des Z4 GT3, AMG avec des Mercedes, Porsche avec des GT3-R, les détracteurs seraient certainement moins loquaces. Si tel devait être le cas à l'avenir, attention à ne pas dissuader les « Am » qui financent le plateau et ne pas tomber sur le même problème qu'entre LMP et GTE, avec une cohabitation compliquée, même si dans ce cas les écarts de vitesse sont infimes. Allez demander à Karim Ojjeh ce qu'il pense de sa sortie bien involontaire aux essais en croisant sur sa route une Audi officielle.

 

Au championnat Pro-Cup, Martin/Leinders/Palttala comptent 99 points, contre 84 à Ortelli/Mies/Haaase et 51 à Vanthoor/Sandström. En Pro-Am Cup, Hommerson/Machiels totalisent 68 points, soit un de plus que Bertolini. Suivent Amos/Petrobelli/Bonacini à 3 longueurs. Pierre Hirchi et Robert Hissom sont quant à eux aux commandes du Gentlemen Trophy. Marc VDS Racing Team pointe en tête au championnat Equipes, devant Belgian Audi Club Team WRT et Audi Sport Team WRT (?!?!?). Haribo Racing Team mène en Pro-Am devant AF Corse et Team SOFREV-ASP, alors que Saintéloc Racing domine JB Motorsport en Gentlemen. Il reste deux meetings avant la fin de saison. Le dernier mot est pour José Close, pilote de la Ford Mustang FR500C/VDS Racing Adventures. En panne à quelques mètres de la ligne d'arrivée, le Belge n'a pas eu d'autres choix que de quitter son baquet pour pousser sa monture jusque la ligne d'arrivée. Bravo et c'est ce genre d'anecdotes que l'on veut pouvoir encore raconter à l'avenir. Le mix "Pro-Am" est la bonne recette.

 

Laurent Mercier

ex Endurance-info

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Published by pierre - dans Automobiles
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Pierre-Oscar 25/10/2014 08:10

I hope for you !!!

computer help 24/10/2014 14:01

It is always my dream to own a Ferrari with such a power and torque. These looks really great. The cars that are in the article are the best ones for the race I hope with the attitude and the look that it possesses.