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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 03:41

 

Rolls-Royce 102EX Concept

Trop riche pour être vert

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut avoir l’opportunité de conduire un véhicule électrique. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se retrouver derrière le volant d’une voiture concept et encore moins lorsqu’il s’agit de l’unique Rolls-Royce du genre sur la planète. C’est pourtant l’occasion que j’ai eu lors du dernier Salon de Los Angeles en exclusivité canadienne.

L’idée derrière ce prototype, le 102EX Phantom est de voir avec la riche clientèle si le concept d’une Rolls-Royce électrique est un projet viable. Suite à son dévoilement au Salon de Genève, une grande tournée mondiale la transporte de par le monde chez ses principaux clients soit Dubaï, Singapore, Shanghai, New York, Londres et, bien sûr, Los Angeles.

La logique de Rolls-Royce est simple : la majorité des propriétaires ne roulent pas plus de 40 kilomètres par jour en moyenne avec leur Phantom, alors pourquoi ne pas le faire en mode électrique? L’idée est bonne, mais est-ce que les propriétaires de Rolls-Royce apprécient le fait que leur voiture ait une limite?

La discrétion incarnée

Comme les personnes fortunées aiment la discrétion (sic), c’est sans surprise que l’on remarque que la 102EX est virtuellement identique aux versions « normales » de la Phantom. Les seules différences sont le clapet du réservoir à essence qui est transformé en couvercle pour la prise de recharge et la Flying Lady qui n’est pas en argent massif, mais bien en composite de plastique (makralon) qui ressemble à s’y méprendre à du verre poli. Cette dernière adopte d’ailleurs une teinte bleutée dans l’obscurité.

Outre ces changements, la voiture est identique. On y apposa pas moins de 18 couches de peinture et de vernis pour s’assurer de l’éclat de son bleu Atlantic Chrome. Pas question de faire simple dans l’habitacle non plus. Cette fois, c’est l’habillage de l’intérieur qui jouit du retour d’une vieille technologie. On retrouve un cuir tanné à l’huile végétale, donc écologiquement responsable.

Une technologie verte digne de Rolls-Royce

Prestige obligeant, il n’était pas question pour Rolls-Royce de proposer une technologie verte sans y aller de quelques coups d’éclat. Comme il se doit, il s’agit de la plus grosse voiture électrique au monde. En remplacement du V12 de 6.75 litres on retrouve deux moteurs électriques montés en sous-châssis à l’arrière du véhicule qui produisent 145kW (194 ch.) chacun et un couple de 800kW (590 lb-pi). La puissance est issue d’un nouveau type de batteries Lithium-ion qui utilisent un ensemble de quatre batteries NCM (lithium/nickel/cobalt/manganèse/oxyde) comme réserve énergétique. Ces batteries ont une chimie qui permet une très haute densité électrique de 230Wh/kg. La 102EX est capable d’une autonomie prolongée de 200 kilomètres. Malgré un poids de plus de trois tonnes, la 102EX est en mesure d’accomplir un temps d’accélération sous la barre des 9 secondes et une vitesse limitée à 160 km/h. Il faut savoir que ce procédé est le plus imposant pour une électrique.

L’innovation ne se restreint pas seulement à la technologie de la motorisation. Bien qu’il soit possible de faire l’alimentation de la 102EX en huit heures par la prise de recharge sur une alimentation conventionnelle, on peut aussi l’alimenter sans même lui toucher. Rolls-Royce introduit la recharge inductive. En d’autres mots, surtout plus simples, il s’agit deux panneaux, un au sol et l’autre sous la voiture qui, par un transfert magnétique, recharge les batteries. Selon Rolls-Royce, cela permet d’éviter l’usager d’être embarrassé par la manipulation du câble pour enficher la voiture.

La conduite

Conduire ce genre de voiture est certainement un événement que je ne suis pas près d’oublier. Dire que cette voiture est énorme est un euphémisme, le long capot s’étend à perte de vue; mon seul repère pour en voir la fin est l’élégante statue. Accompagné par l’ingénieur en chef de la marque, je m’élance sur les routes de Los Angeles sous l’escorte attentive d’une autre Phantom.

Ce qui surprend le plus, c’est l’absence totale de tout bruit tant mécanique qu’extérieur une fois la portière fermée. Le volant est aussi communicatif de la barre d’un navire et son format s’y apparente. Il faut dire que le monumental couple permet des accélérations sans faille avec une puissance constante et ferme. Le comportement est absolument magnifique avec une telle voiture. Comme elle est naturellement très lourde, on ne sent pas du tout l’ajout du poids des batteries. Une merveille technologique tant sur papier que sur la route.

Conclusion

Malheureusement, la 102EX est un prototype sans lendemain qui est, ni plus ni moins qu’une incroyable, vitrine technologique qui annonce un futur très prometteur pour les véhicules électriques. Avec un coût de recherche, de développement et de construction de plus de huit millions de dollars, la 102EX est presque impossible à construire à petite échelle. Quoi qu’il en soit, l’introduction des batteries NCM et des plaques électromagnétiques pour la recharge représentent des projets pertinents et tout à fait intéressants. Il est triste de constater que les personnes qui ont la capacité de se payer une telle voiture n’aiment pas l’idée que leur moyen de transport puisse avoir une limite, car à voir l’enthousiasme des gens de Rolls-Royce, elle aurait certainement été produite. J’imagine que c’est ce que l’on appelle la misère des riches!ARGENT BILLETS TAS AERE

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Published by pierre - dans Automobiles
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