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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:47

On vole, et c’est le client qui paie, et de plus en plus, malgré toutes les mesures prises, dont le coût se répercute sur  le ticket de caisse.

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En partie du moins. Mais difficile de savoir combien. Concurrence oblige, les commerçants supportent le solde. Auquel s’ajoute le coût des antivols.
VOLS-SUPERMARCHES-MIROIR.JPG

Ils font tout ce qu’ils peuvent à coups de caméras, factices ou réelles, meubles vitrines fermés, portiques électroniques avec étiquetage associé, agents de surveillance Partout dans le monde, les commerçants, petits et grands, sont amenés à se prémunir contre le vol à l’étalage. De manière plus ou moins sophistiquée, selon leurs moyens. Ainsi, les chausseurs de la rue Neuve - ou d’ailleurs - se sont tous mis d’accord pour ne présenter dans les rayons que des pieds gauches - ou droits - après avoir subi l’assaut de voleurs reformant des paires plus ou moins similaires dérobées dans des magasins différents.

Ces vols à l’étalage ne représentent pas leurs seules pertes. Il y a aussi ceux effectués par le personnel, les fraudes plus ou moins délibérées des fournisseurs et les erreurs administratives. Mais les clients comptent pour environ la moitié de leurs pertes.

Selon les jours, les mois, les années ou les méthodes de calcul (voir ci-dessous), le nombre de vols est tantôt en hausse, tantôt en baisse, mais de plus en plus avec violence. "En trois ans, les vols avec violence dans les commerces ont augmenté de 220 %", indique Christophe Wambersie, secrétaire général de l’Union des classes moyennes (UCM). Avec changement de cible à la clé : "Les grands magasins investissant davantage dans la sécurité, ce sont de plus en plus souvent les petits commerces, bijouteries, librairies, pharmacies, magasins de nuit , qui pâtissent de cette forme de criminalité." Et évolution du mode opératoire. "Depuis deux à trois ans, ils agissent en bandes de 10, 20, 30 personnes, investissent un point de vente, se servent et repartent", ajoute Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, la fédération belge de la distribution.

 

Ces vols ont, bien entendu, un impact psychologique grave. "Ils touchent le personnel et les consommateurs, poursuit Dominique Michel. Dans certains magasins, braqués plusieurs fois, la peur s’installe, l’ambiance devient détestable." Auquel s’ajoute un impact financier. Difficilement quantifiable, parce que différent selon la localisation du magasin, sa taille, ses marchandises Globalement, et tous vols confondus, le "Centre for Retail Research" parle, pour les commerces belges et luxembourgeois, de 1,5 % du chiffre d’affaires, soit, 915 millions d’euros. De source policière belge mêlée aux statistiques de l’asbl Prévention & Sécurité, et pour les seuls vols à l’étalage (quelque 30 000 par an), le montant frise les 650 millions d’euros. Soit plus de 2 millions d’euros de marchandises volées chaque jour ouvrable. "Et encore ne s’agit-il que des vols connus", ajoute Christine Mattheeuws, présidente du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), qui juge que l’on peut doubler la mise, à tout le moins y ajouter 40 %. "Beaucoup de commerçants ne déclarent pas les vols dont ils sont victimes, ajoute-t-elle, parce qu’il y a trop peu de suivi, quasiment une forme d’impunité. Ils me disent souvent que si c’est pour alimenter les statistiques de la police, à quoi bon?" Comme Comeos, comme l’UCM et Unizo (son pendant flamand), le SNI plaide "pour une politique ferme et des procédures de comparution immédiate". Voire pour des sanctions financières pour dissuader toute récidive (voir par ailleurs).

Aux pertes liées à des vols, il faut ajouter les investissements réalisés pour les endiguer. Et pour lesquels toute collaboration est utile. Celle des producteurs pour que les antivols soient directement intégrés aux marchandises. Ou celle des conseillers en techno-prévention, présents dans chaque zone de police, qui peuvent vérifier l’efficacité des techniques de sécurité. "Ils voient directement les éléments faibles, les recoins invisibles de la caisse, le mauvais positionnement des caméras , explique Christine Mattheeuws. Auparavant, leur passage était obligatoire. Aujourd’hui, il ne l’est plus, et les commerçants l’oublient souvent. Or, ce service est gratuit."

Ces investissements, Checkpoint les évalue, au niveau européen à 8,4 milliards d’euros, en hausse de seulement 2 % alors que les pertes ont augmenté de 7,8 %. Pour la Belgique, Comeos avance le chiffre de 350 millions d’euros par an (dont 200 pour ses seuls membres). Ils sont déductibles pour les petits commerçants indépendants jusqu’à concurrence de 120,5 %. "Mais pas pour les autres,s’inquiète Dominique Michel. Un indépendant affilié à une grande chaîne de distribution n’en bénéficie pas, par exemple. Ce qui n’est pas normal."

 

Pertes (déclarées ou non) et investissements cumulés, la note explose, frisant, selon une simple addition, le milliard et demi d’euros ! Que les consommateurs paient, du moins partiellement. De là à dire que les prix sont systématiquement augmentés de 1 ou 2 %, il y a un pas que personne ne franchit. "Les vols ont toujours été répercutés dans les prix, mais donner ou conseiller un pourcentage serait artificiel, indique Dominique Michel. Tout dépend des magasins, des marchandises Ce qui est sûr, c’est que les consommateurs paient en quelque sorte trop cher. Moins de vols devraient faire baisser les prix." "Mais la logique a une limite, renchérit Christophe Wambersie. La concurrence est rude et il faut rester compétitif, attractif. Les commerçants indépendants prennent donc une partie des pertes sur leurs marges."


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Published by pierre - dans VOLS
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commentaires

Laret 22/05/2013 16:14

Pour les grandes et moyennes surfaces,mème pour beaucoup de particuliers(bijoutiers,bars-tabac...Les mesures de surveillance sont tellement sophistiquées qu'on se demande comment ils
font!Evidemment,Il reste les braquages....Bonne soirée,Jean-Pierre